SAFIR, les patients au coeur de la recherche

Avec SAFIR, l’AP-HP met en place le premier réseau de recherche impliquant les patients dans le secteur des maladies inflammatoires rhumatismales.

Grace à la recherche médicale, de nombreux traitements sont aujourd’hui disponibles pour lutter contre les rhumatismes inflammatoires chroniques (RIC) (polyarthrite rhumatoïde, spondyloarthrite, rhumatisme psoriasique, arthrite chronique juvénile) et limiter la destruction articulaire qu’ils provoquent. Ces traitements ont été rigoureusement évalués dans des essais cliniques, pour prouver leur efficacité et leur sécurité.
Cependant les conditions de ces essais sont parfois éloignées de la « vraie vie », il est donc important de continuer à évaluer les traitements tout au long de leur commercialisation.

Par ailleurs, un aspect essentiel de la connaissance manque encore trop souvent : le ressenti des patients, la façon dont ils vivent leur maladie, dont leurs traitements améliorent ou affectent leur quotidien. Ces informations, seuls les patients peuvent les partager.
L’objectif est de lancer un grand projet de recherche en prise directe avec les patients atteints de RIC pour évaluer l’impact de leur maladie et de leurs traitements.

Suivi de la vie quotidienne et des événements de santé

Les patients concernés sont ceux atteints d’un des 4 RIC. Ils doivent être majeurs, résider en France, et le diagnostic doit avoir été porté par un rhumatologue. L’étude SAFIR est une cohorte, c’est-à-dire un suivi sur le long terme du devenir des patients, sans en modifier leur prise en charge. Il s’agit d’une eCohorte car le suivi est réalisé sur Internet.
Tous les mois, les patients saisiront des informations sur leur santé, leur vie au quotidien et les évènements de santé auxquels ils peuvent être confrontés, notamment :
– les infections qui peuvent être favorisées par certains traitements,
– les accidents cardiovasculaires qui peuvent être liés aux RIC,
– la survenue de maladies malignes,
– le déroulement des grossesses des femmes souffrant de RIC.

Répondre à ces questions ne prendra que 15 minutes par mois.

Indépendance vis-à-vis de l’industrie pharmaceutique

Le projet est financé par L’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM), ce qui assure son indépendance vis-à-vis de l’industrie pharmaceutique. Un site web sécurisé, élaboré et testé avec des patients, permet de s’inscrire et de participer à l’étude.
Chaque mois les patients sont invités à y renseigner, de façon confidentielle, leur vécu de santé. Parmi les évènements de santé déclarés, ceux pouvant être liés aux traitements des RIC sont transmis aux Centres Régionaux de Pharmaco-Vigilance (CRPV) pour qu’ils enquêtent sur ces événements. L’ensemble des données est ensuite analysé par une équipe de chercheurs pour faire progresser les connaissances sur ces maladies et leurs traitements.

Des patients nombreux pour des résultats fiables

Le suivi en temps réel, pendant plusieurs années et sur plusieurs milliers de patients, des évolutions de ces pathologies et de leurs traitements permettra de répondre aux questions auxquelles les essais cliniques et les médecins ne pourront jamais répondre sans l’implication des patients. Plus les patients seront nombreux à raconter comment ils vivent leur maladie, plus les informations traitées seront alors pertinentes et utilisables et permettront d’aboutir à des résultats fiables.
Participer à l’eCohorte SAFIR est un acte volontaire : c’est le patient lui-même qui s’inclut.