L’autoévaluation, complément indispensable des mesures des médecins ?

Toute l’équipe de la Recherche SAFIR vous souhaite une belle année 2019 ! Qu’elle soit pour chacun d’entre vous, patients et proches, professionnels de santé et accompagnants, une année de douceur et d’apaisement.

Et quoi de mieux, en ce début d’année, qu’une petite batterie de bonnes résolutions ? Les fêtes de fin d’année ont parfois été éprouvantes pour les malades, et le retour à un rythme « normal » peut être l’occasion de se retrouver soi-même. Pour y parvenir rapidement et mettre en place les bonnes attitudes, il suffit parfois simplement de reprendre les règles de vie d’« avant », sans oublier de faire un bilan de votre état général

Pas besoin pour autant de se précipiter chez son rhumatologue, ni même chez son médecin traitant… Peut-être même est-il plus efficace de s’en abstenir, si l’on en croit une très sérieuse étude américaine révélée par la Lettre du Rhumatologue de septembre 2018.

Les chercheurs ont analysé des questionnaires informatiques normés, organisés en système de données et alimentés par des patients atteints de lupus (une maladie auto-immune chronique dont certaines manifestations peuvent être articulaires) pour l’autoévaluation des éléments liés à leur maladie. En parallèle et dans le même temps, leur médecin se livrait lui aussi à une évaluation de la maladie et de ses implications physiques, psychiques et sociales.

Et les résultats sont pour le moins surprenants : les chercheurs n’ont constaté que « peu de concordance entre l’évaluation du patient et l’évaluation médicale concernant l’activité de la maladie »… Le dispositif d’autoévaluation a notamment mesuré des variations de l’impact de la maladie dans les domaines de la douleur, de la colère, de la fonction physique – variations qui avaient toutes échappé à la sagacité des médecins…

La conclusion de l’étude est très claire : elle démontre « à quel point les informations rapportées directement par le patient sont utiles et peuvent être complémentaires des informations collectées par le médecin ».

Une preuve supplémentaire de l’importance de dispositifs comme SAFIR, à travers lequel les patients atteints de rhumatismes inflammatoires peuvent s’autoévaluer de façon particulièrement précise, tout en nourrissant la recherche sur leurs maladies…