De nouvelles « bonnes pratiques » pour la pharmacovigilance

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Pourquoi la pharmacovigilance se trouve-t-elle aujourd’hui au cœur des débats sur l’implication des patients dans notre système de santé ? Depuis les prises de position d’Agnès Buzyn, ministre de la santé et des solidarités, déclarant que les pratiques de pharmacovigilance devraient désormais mieux inclure le patient, tous les acteurs de la santé attendaient des actions concrètes. C’est désormais chose faite, avec la publication par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) de ses  » bonnes pratiques  » actualisées.

Qu’est-ce que la pharmacovigilance ? Il s’agit, selon la définition de l’ANSM, de « la surveillance, l’évaluation, la prévention et la gestion du risque d’effet indésirable résultant de l’utilisation des médicaments » et, plus largement, des traitements médicamenteux. Une recherche comme SAFIR participe donc à cette veille exigeante : nous observons les relations entre votre ressenti et le suivi de votre traitement, et cela nous donne des indications sur d’éventuels effets indésirables de ce dernier. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle c’est l’ANSM qui finance l’étude SAFIR !

Le 2 février, l’ANSM a publié son nouveau guide de bonnes pratiques, afin de hausser encore leur niveau d’exigence et de les mettre au niveau des normes européennes. Elles n’avaient pas été actualisées depuis 2005 : pendant ce temps, réseaux sociaux et outils numériques sont devenus de précieux auxiliaires pour le système médical tout entier, patients, professionnels et institutions confondus.

Très attendu par les professionnels de santé et par les associations de patients, ce texte, accessible à tous les internautes, précise notamment que les associations de patients agréées sont compétentes pour signaler « tout effet indésirable, […] toute suspicion de transmission d’agent infectieux liée à un médicament ou toute suspicion d’inefficacité ». Il précise également le rôle de relais d’information qu’elles peuvent et doivent désormais jouer, en particulier à travers leurs réseaux.

Notre choix de travailler avec les associations de patients, dès la conception de la recherche SAFIR, trouve donc ici toute sa justification ! Et la proximité avec leurs réseaux, y compris les groupes de patients sur les réseaux sociaux, constituent réellement une source en accord avec ces bonnes pratiques actualisées…

Ne reste plus qu’à faire connaître notre action. Et pour cela, quoi de mieux, précisément, que vos réseaux ?