Newsletter du 31 mai 2018

SAFIR au jour le jour

Chers patients, chers amis,

Vous êtes particulièrement nombreux, depuis le début de l’année 2018, à vous être connectés sur notre site internet. Parmi vous, près de 250 personnes se sont d’ores et déjà incluses dans la recherche SAFIR. C’est un beau début pour cette étude innovante, la seule à ce jour qui se penche sur le quotidien des malades atteints de rhumatismes inflammatoires chroniques !

Parlez-en autour de vous, communiquez sur vos réseaux sociaux, faites-vous les ambassadeurs de SAFIR ! Plus nombreux seront les participants à notre recherche, plus fiables et pertinents seront les résultats et les enseignements que nous en tirerons…

Vous êtes aussi plus de 500 à accéder à cette newsletter, soit parce que vous vous y êtes directement inscrits, soit parce que nous vous en avons communiqué l’accès par votre mail de rappel de connexion à votre espace SAFIR.

Pour vous, chaque mois, nous préparerons en exclusivité un « Mémo » dédié à un sujet de vie quotidienne, précisément. Nous commençons cette série par un sujet qui revient régulièrement dans tous nos échanges avec les patients : la pratique d’une activité sportive.

Nous vous proposerons aussi régulièrement des articles de fond sur l’état de la recherche – nous commencerons dans la prochaine newsletter avec le premier épisode d’une mini-série sur les biothérapies.

Nous vous souhaitons une bonne lecture de cette première newsletter !

Au mois prochain.

L’équipe de SAFIR

LE MEMO DU MOIS

Faire du sport avec un rhumatisme inflammatoire

 

La pratique d’un sport est-elle compatible avec une affection rhumatismale chronique ? Est-elle souhaitable ? Quelles activités pratiquer pour aller mieux, sans se faire mal ?

Lorsqu’ils sont diagnostiqués, les patients atteints d’un rhumatisme inflammatoire chronique (polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante, rhumatisme psoriasique, arthrite chronique juvénile) sont immédiatement confrontés à une question lancinante : vais-je pouvoir continuer à faire du sport ?

Dès les premières années de la maladie, il est fondamental de tout faire pour maintenir (ou reprendre) une activité physique régulière.

Plusieurs études l’ont récemment démontré : faire du sport, même à petites doses mais régulièrement, fait reculer ou contient l’inflammation, et a un effet positif sur la fatigue des patients. Et certaines belles réalisations, tentées ou accomplies par des personnes souffrant notamment de spondylarthrite (Hope in motion, Même pas cap, Ironspondyman, Spondyrun…), confirment qu’il est même possible de conserver une certaine intensité dans ses activités.

Alors, quel sport ? A quel rythme ? Quelles sont les précautions à prendre ? Et quels sont les effets de ces pratiques ? Nous nous sommes penchés pour vous sur la question.

Quel sport ?

  • La marche à pied est une activité physique particulièrement adaptée : peu traumatisante, elle entretient le mouvement articulaire de façon modérée, et favorise l’oxygénation de tous les tissus – donc des articulations. Pratiquez-la 30 minutes par jour dès que vous le pouvez, équipé de chaussures offrant un très bon amorti.
  • Différentes formes de gymnastique ou d’activités assimilées (gym douce, aquagym, pilâtes, yoga, tai-chi-chuan) peuvent être adaptées, en fonction de votre pathologie et du degré d’atteinte articulaire que vous subissez. Les étirements qu’elles permettent de pratiquer de façon répétée sont particulièrement utiles. Pour choisir, prenez conseil auprès de votre médecin.
  • La natation et le vélo peuvent aussi être pratiqués de façon douce. Comme tous les sports d’endurance, ils renforcent et protègent le système cardio-vasculaire, et ont à ce titre un impact positif sur les conséquences cardiaques de l’inflammation.

Quelle intensité, quel rythme ?

  • Pratiquez votre activité en douceur, si nécessaire encadré par un kinésithérapeute ou par un coach spécialisé dans le suivi des maladies rhumatismales.
  • Pratiquez ces activités au moins une fois par semaine pendant une demi-heure, idéalement trois à cinq fois par semaine.
  • Votre activité physique peut vous être prescrite par votre médecin, depuis le 1er mars 2017, en tant que patient atteint d’une affection de longue durée (ALD). Il effectuera un bilan fonctionnel, puis vous confiera aux mains expertes d’un professionnel (de santé ou du sport) qui lui rendra régulièrement compte de votre bilan d’activité.

Quelles précautions ?

  • Adaptez l’activité à votre ressenti : écoutez la douleur, ne forcez pas si vous avez mal…
  • Luttez contre le surpoids : une trop grande charge sur les articulations est un facteur aggravant, et l’obésité s’accompagne d’une inflammation qui peut renforcer les symptômes d’un rhumatisme inflammatoire.

Quels bénéfices ?

  • Amélioration de la souplesse articulaire.
  • Préservation de la force articulaire et de la résistance osseuse.
  • Étirement de la colonne vertébrale, rétablissement de meilleures postures.
  • Diminution de la fatigue.
  • Maintien d’un état de forme général optimal.
  • Impact positif sur l’humeur et l’état psychologique.

Mémo de notre prochaine newsletter :

LES ENJEUX DE L’ALIMENTATION