Newsletter juillet 2019

By 20 juillet 2019Newsletter

SAFIR au jour le jour

Chers patients, chers amis,

Chaque mois, la newsletter de la recherche SAFIR, première étude sur le quotidien des patients atteints de rhumatismes inflammatoires chroniques, vous accompagne dans votre connaissance de ces pathologies.

Notre « Mémo » de juillet se penche sur une véritable révolution thérapeutique : la naissance et le développement des biothérapies.

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Nous vous souhaitons à tous une bonne lecture, et un très bel été !

Au mois prochain.

L’équipe de SAFIR

LE MEMO DU MOIS

Biothérapies #1 : une révolution thérapeutique

 

Dans de très nombreuses pathologies, une nouvelle famille de médicaments particulièrement prometteurs vient peu à peu s’ajouter aux traitements d’origine chimique. Issus de la biologie cellulaire et de la génétique, ces derniers s’imposent sous un nom commun : les biothérapies. En rhumatologie, deux catégories de « traitements ciblés » sont donc désormais disponibles : les médicaments synthétiques (chimiques), limités pour l’instant aux anti-JAK ; et les médicaments biologiques.

Retour en deux épisodes sur une aventure qui bouleverse la prise en charge des malades.

 

Les biothérapies, qu’est-ce que c’est ?

Les biothérapies sont des traitements issus du génie génétique. Elles reposent sur des molécules biologiques, des molécules du monde vivant, par opposition aux traitements chimiques traditionnels, dont les molécules sont de pures créations synthétiques.

Une des difficultés majeures liées aux biothérapies réside dans le coût très élevé de l’élaboration et de la production des médicaments. En effet, les techniques de génie génétique reposent sur des connaissances encore peu diffusées, maîtrisées par un petit nombre de laboratoires, et qui nécessitent des moyens matériels et humains considérables.

De plus, les molécules produites par génie génétique sont issues du vivant. Moins stables par nature qu’une molécule chimique, elles doivent passer par de très longues phases de sécurisation, ce qui augmente encore leur coût de production.

Les biothérapies, comment ça marche ?

Les biothérapies sont généralement conçues en cultivant des cellules capables de synthétiser un anticorps particulier.

Produit par ces cellules vivantes (c’est la raison pour laquelle on parle de « biothérapies »), cet anticorps est dirigé contre une cible spécifique, qui est responsable du déclenchement ou de l’aggravation d’une maladie. Il agit directement sur des molécules responsables de l’inflammation, en réduisant leur activité inflammatoire. Ce faisant, il réduit aussi directement l’érosion articulaire dont souffrent les patients atteints de maladies rhumatismales.

Un des usages majeurs des biothérapies est la lutte contre l’activité anormale d’une hormone du système immunitaire, le Tumour Necrosis Factor Alpha (TNF-alpha). Lorsque le TNF-alpha est présent en trop grande quantité dans le sang, il possède une action fortement inflammatoire qui aggrave ou accélère la destruction articulaire ou l’ankylose osseuse.

D’autres cibles peuvent aussi être visées :

  • les cytokines (famille dont fait partie le TNF) IL-6, IL-1, IL-12/23, IL-17 ;
  • certains récepteurs cellulaires : les anti-lymphocytes B (anti-CD20) ou anti-CTLA4…

Les biothérapies, comment on les utilise ?

Lorsque les traitements « classiques » sont en échec, les biothérapies peuvent entrer dans l’arsenal thérapeutique. Leur coût très élevé les limite souvent à ces usages « de dernier recours ».

Utilisées en substitution ou en complément des traitements chimiques, les biothérapies sont exclusivement prescrites par les rhumatologues hospitaliers, mais elles peuvent être suivies en ville. Ce suivi doit être particulièrement rigoureux. En effet, leur mécanisme même (action sur des molécules du système immunitaire) rend les patients beaucoup plus sensibles à la survenue d’éventuelles infections, et peut-être de certaines tumeurs.

Quels progrès pour les rhumatismes inflammatoires chroniques ?

Si elles ne permettent pas de guérir les rhumatismes inflammatoires chroniques pour lesquels elles sont prescrites, les biothérapies sont remarquablement efficaces pour en limiter les symptômes, et permettent souvent de stopper l’évolution de la maladie.

Surtout, l’apparition de ces traitements a changé les modes de prise en charge des patients et a permis une amélioration des thérapeutiques avec l’optimisation des doses (souvent une augmentation) et leur adaptation en fonction de l’activité du rhumatisme.

Mémo de notre prochaine newsletter :

Biothérapies #2 : des promesses pour les rhumatismes inflammatoires chroniques

Sommaire :

  • Biothérapies et polyarthrite rhumatoïde
  • Biothérapies et rhumatisme psoriasique
  • Biothérapies et spondyloarthrite
  • Biothérapies et arthrite chronique juvénile