SAFIR au jour le jour

Chers patients, chers amis,

Les livraisons de la newsletter de la recherche SAFIR, la première étude sur le quotidien des malades atteints de rhumatismes inflammatoires chroniques, vont désormais se poursuivre selon un rythme mensuel.

Après le premier épisode de notre mini-série sur les biothérapies, notre « Mémo » se penche ce mois-ci sur les applications thérapeutiques de ces dernières pour chacune des quatre grandes pathologies étudiées par la recherche SAFIR : polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite, rhumatisme psoriasique et arthrite juvénile.

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Très bonne lecture, et au mois de novembre !

L’équipe de SAFIR

LE MEMO DU MOIS

Les biothérapies constituent désormais une option sérieuse dans le traitement des rhumatismes inflammatoires chroniques (RIC)

Biothérapies #2 : des promesses pour les rhumatismes inflammatoires chroniques

 

Nouvelle classe de médicaments particulièrement prometteuse, la famille des biothérapies entre désormais dans l’arsenal thérapeutique permettant de lutter contre la plupart des rhumatismes inflammatoires chroniques. Après la présentation de leurs principes de fonctionnement et la prise en charge globale des patients, le second épisode de notre mini-série détaille leur mode d’action spécifique pour quelques grandes pathologies rhumatologiques – celles, précisément, sur lesquelles la Recherche SAFIR concentre son attention.

 

Biothérapies et polyarthrite rhumatoïde

La polyarthrite rhumatoïde (PR) représente à ce jour la cible privilégiée des biothérapies. Des dizaines de milliers de patients atteint de PR sont actuellement sous biothérapie, et constate pour une forte proportion d’entre eux une importante amélioration de leur maladie. Les cas les plus spectaculaires présentent une disparition quasi totale des manifestations articulaires 48 heures après le début du traitement…

Les biothérapies utilisées pour traiter la polyarthrite rhumatoïde appartiennent aux trois grandes familles de médicaments biologiques :

  • Les anti-TNF-alpha (voir l’article précédent)
  • Les inhibiteurs d’interleukines : anti-IL6 (l’IL6 sert de messager biologique dans les processus d’inflammation chronique et provoque des effets associés : fatigue, anémie, risque cardiaque…)
  • Les inhibiteurs de lymphocytes B et T.

Dans le cas de la PR, les biothérapies sont parfois indiquées en association avec certains traitements de fond classiques, notamment le méthotrexate, l’association semblant plus efficace que chaque traitement pris séparément.

Biothérapies et spondylarthrite ankylosante

Les biothérapies sont désormais indiquées dans le traitement des spondylarthrites. Elles constituent un traitement de fond pour les malades qui ne réagissent plus convenablement aux anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) – ou qui ne les supportent plus.

Plusieurs anti-TNF-alpha peuvent être mis en œuvre dans le traitement de la spondylarthrite ankylosante. Ils diminuent fortement les symptômes de la maladie dont ils ralentissent aussi la progression.

De nouvelles pistes de biothérapies spécifiquement destinées au traitement des spondylarthrites axiales ont été présentées à l’EULAR 2019. Il s’agit notamment d’inhibiteurs de l’interleukine 17 (anti-IL17A et anti-IL17F) et d’inhibiteurs des récepteurs de ces interleukine. Particulièrement attendus pour l’espoir d’efficacité plus complète qu’ils suscitent, leur efficacité fait actuellement l’objet d’essais cliniques complémentaires.

Biothérapies et rhumatisme psoriasique

Lorsque les effets des traitements « classiques » ne sont plus à la hauteur des attentes des soignants et des patients, certaines biothérapies peuvent être mise en œuvre pour la prise en charge de certains patients. Ces derniers doivent être atteints d’un psoriasis grave, et avoir déjà subi un échec pour au moins deux traitements « classiques » du rhumatisme psoriasique (ciclosporine, acitrétine, photothérapie ou méthotrexate).

Prescrite par un dermatologue hospitalier, la biothérapie pourra être un des quatre anti-TNF-alpha indiqués dans cette pathologie, ou des trois inhibiteurs de l’interleukine (17 ou 23). Ces traitements permettent dans une forte proportion de cas de bloquer le développement du psoriasis.

Biothérapies et arthrite chronique juvénile

Des biothérapies de plus en plus nombreuses s’appliquent enfin au traitement de l’arthrite chronique juvénile (AJI – arthrite juvénile idiopathique). En agissant de façon ultra ciblée sur les molécules du système immunitaire responsables de l’inflammation, elles permettent de suppléer aux anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et aux corticoïdes lorsque ceux-ci deviennent incapables d’enrayer l’évolution de la maladie.

Les traitements spécifiques à l’arthrite juvénile et à son prolongement à l’âge adulte sont essentiellement des anti-TNF-alpha et des inhibiteurs des récepteurs de l’interleukine 6 ou de l’interleukine 1, des cytokines inflammatoires. Généralement administrées après 3 à 6 mois d’évolution de la pathologie, ces biothérapies dédiées permettent aux enfants concernés de maintenir (ou de retrouver) une vie presque normale, et d’arriver généralement à l’âge adulte sans handicap.

Mémo de notre prochaine newsletter :

Soigner son alimentation