Polyarthrite rhumatoïde, ménopause et marche à pied

Ménopause - CC0 silviarita

Mieux comprendre les liens entre les maladies rhumatismales inflammatoires et les situations de vie des patients : telle est la finalité première de la recherche SAFIR. C’est aussi l’objectif de nombreuses études thématiques, qui s’attardent sur tel ou tel question particulière. Les résultats de deux recherches publiées récemment montrent les impacts sur la maladie de la ménopause, et de… la marche à pied !

Une équipe de chercheurs de l’Université du Nebraska (Etats-Unis) a publié le 29 janvier 2018 les résultats d’une étude montrant l’influence de la ménopause sur les femmes atteintes de polyarthrite rhumatoïde (PR). Cette recherche a observé la situation de plus de 8 189 femmes atteintes de PR. Parmi elles, 68 % étaient ménopausées, 24,5 % pré-ménopausées, et 7,5 % ont été ménopausées pendant l’étude. Cette dernière démontre que la ménopause accélère et aggrave le déclin physique et fonctionnel chez les femmes atteintes de PR.

Elizabeth Mollard, la chercheuse qui a coordonné cette recherche, constate qu’il sera nécessaire de conduire d’autres études afin de mieux comprendre « pourquoi les femmes atteintes de polyarthrite rhumatoïde souffrent d’un plus grand déclin physique après la ménopause ». Elle ajoute que ce déclin, source de souffrance pour les femmes, coûteux pour les individus et pour le système de santé, n’est pas inéluctable, et que le rôle de la recherche est « d’identifier les interventions qui peuvent maintenir ou améliorer la fonction postménopausique pour les femmes atteintes de polyarthrite rhumatoïde ».

Une autre étude publiée ces dernières semaines (janvier 2018) apporte quant à elle une touche d’espoir, pour toutes les personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde. Menée par des chercheurs de l’Université de Californie, elle a suivi pendant 21 semaines une petite centaine de personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde, équipées de pédomètres mesurant leur activité physique. Elle a ainsi pu démontrer que pour l’ensemble des patients concernés, le fait de pouvoir mesurer leur activité (notamment la distance de marche quotidienne) était une incitation à marcher plus, et que cette augmentation de l’activité physique avait un effet positif sur leur fatigue.

Il y a fort à parier que SAFIR apportera progressivement aussi des éléments de réponse complémentaires sur ces points.

 

Pour participer à la recherche SAFIR, centrée sur la vie quotidienne des patients atteints de rhumatismes inflammatoires chroniques, il vous suffit de cliquer ici pour remplir le formulaire d’inscription.